Changements…

Entraide
                                                                     Entraide & Adaptation

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. »

(Charles Darwin / 1809-1882)

Hommage à ma Grand-Mère, Omi

« En vérité, en vérité, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. »

Evangile selon Saint Jean 12, 24-25

La Vie
Le cycle de la Vie

 « La mort fait l’éloge de la vie, comme la nuit celle du jour »

Citation tirée du livre « Pietra viva », de Léonor De Récondo

Où tu es, chère Omi, je te témoigne de ma Reconnaissance et de mon Amour!

 

 

Pèlerinage: 3ème partie

Bonjour à Tous,

Voici la suite du récit de mon pèlerinage à pied, avec Blanche, commencé le lundi de Pâcques 2015, depuis les montagnes suisses:

– Cliquez ici, pour lire la 1ère partie

– Cliquez ici, pour lire la 2ème partie

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Itinéraire indiquée par une personne en chemin

 

Nous repartons donc de Bettens, en direction de Romainmôtier, où je pense que nous nous arrêterons pour la nuit. J’ai estimé que nous pouvions marcher environ 20 km par jour..en comptant les quelques fois où nous nous sommes « perdues » dans les méandres des chemins de forêt 😉 Je dis « perdus » par rapport au chemin que les personnes m’indiquaient au fur et à mesure, le long du chemin ou pendant nos haltes de la nuit… mais comme l’expression le dit bien: « Tous les chemins mènent à.. » 😉

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Pause près d’Eclépens

 

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Paysage en chemin

Nous avons de la chance avec la météo, car le soleil ou en tout cas, le temps sec nous accompagne depuis le début de notre pèlerinage 🙂

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Blanche a encore son poil d’hiver, alors il fait parfois un peu chaud 😉

Alors que nous arrivons vers la Sarraz en empruntant un petit chemin de randonnée, nous croisons un tracteur arrêté sur le passage. Nous faisons la connaissance de Dan, tout curieux de savoir ce que nous faisons et où nous nous rendions comme prochaine étape. Il nous dit qu’il serait content de nous accueillir avec son amie, à la ferme d’estivage où ils se trouvent dans la Vallée de Joue. J’accepte avec grand plaisir et le remercie pour son hospitalité 🙂

Nous estimons que nous devrions arriver en fin de journée, le lendemain.

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Vers la Sarraz

Après nous avoir conseillé un chemin à prendre jusqu’à Romainmôtier, Blanche et moi continuons notre route.

Nous traversons un très joli chemin de randonnée dans la forêt, avec des belles falaises de grimpe et un cours d’eau qui nous accompagne presque tout du long.

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Entre la Sarraz et Romainmôtier

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A une bifurcation, je choisis un chemin que nous devons rebrousser un peu plus loin, car Blanche est trop lourde pour passer sur le simple pont en bois, qui passe par dessus le cours d’eau.

Le jour décline et nous nous pressons, car je savais que nous n’étions pas loin de Romainmôtier.

A la sortie de la forêt, nous apercevons le village de Croy, où par chance, nous croisons une femme en train de rentrer ses 2 chevaux du parc et à qui nous demandons gentiment l’hospitalité. Elle nous dit alors que nous ne sommes vraiment pas loin de Romainmôtier où une amie à elle, qui a une écurie avec plusieurs chevaux et de la place en suffisance, pourrait nous accueillir. Comme cette amie n’habite pas sur place, elle l’appelle pour lui expliquer la situation et lui demander si elle accepte de nous accueillir pour la nuit. Et c’est le cas!

Toutes contentes, nous remercions ce gentil ange de notre route et nous rendons un village plus loin, chez Nicole 🙂

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Super accueil de Nicole, redescendu exprès de chez elle pour nous accueillir! Elle laisse un grand box propre, avec du bon foin et de l’eau fraîche pour Blanche et me montre où je peux m’installer pour la nuit, à côté de Blanche, ainsi que tous le nécessaire pour pouvoir me préparer un petit quelque chose à boire/manger et me débarbouiller après une longue journée de marche 🙂

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Romainmôtier

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Après une bonne nuit de sommeil, je profites que Blanche mange encore pour faire une petite visite dans le village et je retourne faire le box de Blanche avant qu’on se prépare pour repartir.

Merci de tout cœur à Nicole pour son bel accueil et sa belle énergie 🙂

Nous prenons le chemin que Nicole nous indique pour nous rendre à la Vallée de Joue, où nous étions attendues en fin de journée, chez Alicia et Dan.

Notre itinéraire nous fait passer par une grande forêt, aux très nombreuses bifurcations et chemins divers… nous nous perdons! Lorsque nous arrivons enfin dans un village, je sonne à plusieurs portes pour demander notre chemin, mais personne n’est là.. ou pas encore, car il n’est pas tout à fait 12h!

Heureusement quelques minutes plus tard, je vois une dame arriver avec son enfant chez elle, et nous nous rendons vers elle pour lui demander où nous nous trouvions? Nous n’étions pas du tout où je pensais!!! Il fallait tout remonter la colline boisée pour reprendre la « bonne » route!!! J’ai dit à la dame, que c’était trop démoralisant de refaire une grande partie du chemin inverse, et je lui demande si elle ne connaît pas un autre chemin. Elle me dit qu’elle était cavalière il y a quelques années et qu’elle empruntait alors avec son cheval, un « raccourcis », dont elle ne peut pas dire s’il existe encore (par rapport à l’entretien des différents chemins forestiers). Je décide de tenter le coup! Après avoir bien écouté ses explications et avoir chaleureusement remercié la dame pour son aide, nous repartons, Blanche et moi, en direction de la forêt.

Je retrouve la bifurcation dont me parlait la dame, mais le fameux raccourcis n’était plus là! J’attache Blanche à un arbre pour partir en éclaireur afin de trouver un chemin praticable à travers les ronces et repousses d’arbres, sur la pente qui amène à la route que je cherchais en-dessus de celle que nous empruntions juste avant! Ouf, j’arrive à rejoindre la route 🙂

Je redescends en faisant bien attention de couper un passage pour Blanche, avec le sécateur et la scie que j’avais amenés avec moi. Arrivée en bas, je ne vois plus Blanche!!!! Elle s’était détachée!!! Après un petit moment de panique, je rebrousse chemin en l’appelant et arrivée au croisement des routes, heureusement Blanche est là, tranquillement en train de brouter 🙂 🙂 🙂

Je suis bien contente que la gourmandise de Blanche aie été à ce moment là, plus forte que son instinct de fuite!!! 😉

Nous repartons en direction du chemin que j’ai préparé pour Blanche et après une longue montée, nous parvenons à rejoindre le chemin recherché 🙂 Je suis fatiguée..de l’effort et du stress des derniers évènements! Nous nous arrêtons pour une pause « sieste » et petit repas!

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Quelque part dans la forêt

Afin de ne plus prendre le risque de nous perdre, et afin d’arriver avant la nuit à la Vallée de Joux, je décide de suivre la route, même si cela nous conduit à emprunter la route très fréquentée par les voitures et motos, pour arriver au col du Mollendruz! Nous marchons sur la bande herbeuse, sur le côté de la route, et je prie pour que nous arrivions saines et sauves au col! Heureusement Blanche reste calme et me suit en confiance 🙂

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Col du Mollendruz

Youpi! Nous y sommes arrivée 🙂

Là, il y a un sentier pédestre indiqué pour rejoindre en toute tranquillité et dans de beaux paysages, la Vallée de Joux 🙂

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En chemin pour la Vallée de Joux

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Et nous voilà enfin arrivées à la Vallée de Joux, d’où nous avons une magnifique vue sur le lac de Joux, depuis le sentier pédestre que nous empruntons!

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Le lac de Joux

Nous traversons le Pont, pour arriver au Séchey, où Alicia et Dan nous accueillent chaleureusement 🙂

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Le Pont

Je suis fatiguée…physiquement et mentalement, mais heureuse que nous soyons arrivées et que nous puissions partager de beaux moments avec Alicia et Dan 🙂

Les vaches et génisses ne sont pas encore arrivées à l’alpage et Blanche peut donc profiter seule, des grands pâturages sécurisés autour de la ferme 🙂

Moi, j’ai la chance d’avoir tout le confort d’une caravane placée juste à côté de la ferme et des pâturage, et qui sert à accueillir les amis de passage 🙂

La nuit est magnifique, avec un ciel étoilé grandiose! Nous mangeons des grillades dehors, tous ensemble, dans cette belle nature 🙂

 

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Tout nouveau box inauguré par Blanche, pour la nuit

Blanche et moi, resterons environ deux semaines avec Alicia et Dan, pour plusieurs raisons:

Une vraie amitié s’est crée entre nous et le partage de discussions au sujet de nos vies, de la vie en général, m’a fait hésiter quant à la poursuite de notre pèlerinage. Il y a aussi eu quelques jours de grandes pluies, où nous étions bien contentes de ne pas être en route! Et, il y avait aussi de nombreux travaux à avancer et finir, avant l’arrivée de toutes les vaches laitières et les génisses, qui allaient passer une bonne partie du reste de l’année là!

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Pâturage au Séchey

Suite du récit de notre pèlerinage: ici

 

Pèlerinage: 2ème partie

Bonjour à Tous,

Après une petite pause, j’aimerais continuer à vous raconter le témoignage de notre pèlerinage, à Blanche et à moi, parties le lundi de Pâques 2015, depuis les montagnes suisses, en direction de la Bourgogne (lien vers la 1ère partie du récit).

Après un chouette pique-nique dans la forêt, avec Charly et Titan, un sympathique promeneur du nom de Gérard, que je salue bien d’ailleurs, nous a rejoint pour échanger avec nous sur la vie. Blanche et moi continuons notre route avec un peu de tristesse de quitter nos amis, mais avec beaucoup de joie de tous les beaux moments de partages. Merci 🙂

En quittant la forêt, le soleil tape fort dans le ciel et nous empruntons un chemin qui longe la route jusqu’à Palézieux Village et ses environs, avant de retourner sur des chemins pédestres boisés.

De remarcher à nouveau, sur des chemins inconnus et sans avoir rien de prévu, est une sensation bizarre, que j’avais oubliée…cela me semble encore un mélange d’appréhension et de curiosité en même temps: « Que vais-je apprendre de nouveaux sur moi et sur la vie, par les choix spontanés successifs du chemin à emprunter, par nos rencontres et les échanges issus de ces rencontres, par le fait de me retrouver « obligée » d’être à l’écoute de mes pensées, qui me semblent sans fins?

Voyageant léger, puisque tout ce que je possède se trouve sur le dos de Blanche et sur mes épaules, je me rends compte qu’il y a encore beaucoup de choses dont j’aimerais m’alléger et qui se trouve cette fois, dans ma tête, dans mes pensées.. Je me rends compte de combien d’héritages de peurs, plus ou moins vieux, m’appartenant en partie et non justifiés en actes, pour une autre, il me reste encore à lâcher! Je me rends compte de l’importance de ces lâcher-prises et de la nécessité d’avoir confiance et patience: surtout de la patience envers moi-même, puisque, tout comme le pèlerinage que nous faisons, toute évolution se fait par étapes! Je suis reconnaissante pour cette prise de conscience concrète!

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Le déroulement de notre voyage jusqu’à présent, ainsi que les rencontres faites tout au long du chemin, sont déjà pour moi, les preuves des bienfaits de cette confiance et du lâcher-prise 😉

Notre route se passe bien et nous traversons de très beaux paysages 🙂

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Je ponctue toujours nos marches,  de pauses « repas » pour Blanche, car c’est important, autant pour moi que pour elle, que nous respections nos rythmes personnels. Il est dans la nature du cheval de manger régulièrement, tout au long de la journée et une partie de la nuit… donc, nous faisons des compromis pour l’entente et la cohabitation la plus respectueuse possible 😉

Blanche et moi sommes ce que j’aime appeler, « des binômes », depuis 8 ans déjà, et nous avons appris à bien nous connaître depuis.. bien que chacun continu d’évoluer personnellement, au gré des expériences et enseignements de la vie 🙂

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Après être passées devant le Zoo de Servion, nous rentrons dans la forêt, sur un petit chantier pédestre, qui nous amène à un passage avec des escaliers en rondins de bois… aboutissant plus loin, à un petit pont en bois, que je ne voyais pas encore à ce moment là… Heureusement que je connais bien Blanche et qu’elle a été habituée à passer dans des terrains très divers, alors que nous débardions du bois ensemble, dans les forêts! Nous entamons lentement et prudemment, la descente des nombreuses marches. Je suis tellement fière de Blanche, de l’exemple de confiance qu’elle me témoigne en me laissant la guider sur le chemin! Elle est si brave!

Je réalise qu’il n’y a pas besoin de mots pour enseigner quelque chose à quelqu’un, lorsque tout, dans nos actes et l’état d’esprit dans lequel nous le faisons, sont en cohérence!  Merci encore à toi Blanche, pour cette belle leçon de vie!!!

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Arrivées en bas de l’escalier, nous découvrons un petit pont en bois. J’attache Blanche pour pouvoir vérifier les renforts, la solidité et la largeur de la structure, afin de décider si nous pouvons traverser les deux. C’est possible dans ce cas 🙂

Après le pont, il y a une courte pente, assez raide, qui se termine par un passage, avec deux barrières décalées, pour permettre l’accès uniquement aux piétons ou autres usagers moins larges qu’une voiture… Blanche ayant appris à travailler avec moi, un pas après l’autre, pour plus de précision dans nos activités, je la guide tranquillement à travers le petit méandre du chemin. Ouf! Nous y sommes arrivées sans devoir décharger son bât, à cause de l’étroitesse du passage!

Nous continuons notre route dans la forêt, mais cette fois, sur un sentier plus large et partiellement goudronné.

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C’est l’heure d’une petite pause « herbe » 😉

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Une troisième « épreuve » nous attend une vingtaine de minutes après, lorsque tout d’un coup, la lanière de cuir du sous-queue de Blanche, se casse et la fait sursauter et ainsi partir sur quelques foulées de trot; ceci a pour conséquence de déséquilibrer le bât et de le faire basculer sur le côté!

Une fois de plus, je remercie Blanche pour sa maîtrise émotionnelle, car au lieu de partir tout droit, apeurée, au grand galop, comme beaucoup de chevaux auraient pu le faire, elle se contente de trottiner en cercle autour de moi, jusqu’à ce que je lui demande calmement, mais de façon décidée, de s’arrêter. Son attitude est aussi un signe pour moi, de sa confiance en moi et en ma capacité de la « libérer » d’une situation inhabituelle. Je suis reconnaissante!

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Je peux maintenant dé-bâter Blanche, afin de la re-bâter d’une autre façon, pour trouver un nouvel équilibre temporaire, avec une sangle en moins…

Le soleil est maintenant plus bas dans le ciel, et je « demande à l’Univers » de m’aider à trouver un lieu adéquate, pour Blanche et pour moi, pour passer la nuit… avec si possible, une solution pour remédier à la sangle cassée.

Peu après, en sortant des bois, nous arrivons aux Cullayes. Je vois au loin, une ferme qui se dessine à l’horizon. En nous dirigeant dans cette direction, nous passons à côté d’une grande maison, où je peux apercevoir vers le garage, un char entreposé et derrière la maison, un parc clôturé.. semble-t-il pour des chevaux.

Ma timidité et/ou une certaine fierté, mêlée à une appréhension de devoir d’abord franchir le gros portail en fer forgé, avant de sonner à la porte, pour ensuite demander l’hospitalité, pour Blanche et pour moi-même, me pousse à continuer encore sur quelques mètres, notre chemin!

Alors que nous passons l’angle de la maison, j’aperçois un drapeau arc-en-ciel, symbole pour moi, de paix et de lien universel.

Je m’arrête alors et réfléchis: pourquoi ai-je décidé d’entreprendre ce voyage, avec Blanche, dans ces conditions…c’est-à-dire: sans argent et sans cartes de voyage à disposition au départ?

C’était justement pour sortir de l’impasse de plus en plus étroit de la peur, qui me faisait oublier de vivre et de partager ouvertement et dans la confiance, avec les autres!

J’avais envie d’aller à la rencontre des gens, tout en laissant mon champs des possibilités d’actions le plus ouvert possible, puisque mes différentes compétences et expériences de vie devaient me permettre de pouvoir accomplir ce pèlerinage. Mais je me rends compte maintenant, que cela sera uniquement possible, si je développe ma confiance en moi, en les autres et en la Vie! Blanche m’a d’ailleurs déjà montré l’exemple elle-même, en actes, à de nombreuses reprises!

La confiance en soi signifie pour moi, non seulement la confiance en mes propres capacités, mais aussi la confiance dans l’écoute de mon « Moi-Profond »…ma petite voix intérieure… donc, apprendre à me connaître et à reconnaître ce qui découle de l’énergie d’Amour, d’instincts justifiés de survie ou de résonnements basés sur la peur.

Je me suis alors rendue compte qu’en m’éloignant de cette maison, je m’étais éloignée des buts de mon pèlerinage! Nous faisons donc demi-tour et allons toquer à la porte: Quelle belle surprise alors qu’Alexandre et Lucie nous proposent de mettre Blanche dans le parc à chevaux, libre depuis quelque temps déjà, et de m’héberger chez eux 🙂 Blanche a de quoi manger et boire dans un lieu sécurisé et moi, je suis généreusement invitée à souper et à dormir chez des personnes aux grands cœurs 🙂

Ma joie ne s’arrête pas là… j’apprends qu’Alexandre est passionné de travail du cuire et il me montre ses créations. Je lui explique que le sous-queue de Blanche s’est cassé et il me propose alors de le réparer 🙂

Réparation d'Alexandre, en route 36

Merci Alexandre, de tout cœur! Merci aussi à la Vie pour ce bel « hasard » 😉

Je découvre en même temps, toutes les belles créations artistiques de Lucie 🙂

L’ouverture d’esprit et le partage que me témoignent Lucie et Alexandre se retrouvent jusque dans leur vie professionnelle, puisqu’ils ont tous les deux choisis un métier au service des autres: ambulancier et vétérinaire 🙂

Après une bonne nuit de sommeil, Lucie et Alexandre me proposent de rester plus longtemps, si je le désire. Blanche et moi resterons donc un jour et une nuit de plus.. ce qui me donnera l’occasion de partager avec Alexandre, mes expériences en permaculture, pour leur jardin; de nettoyer la fontaine devant leur maison; de nous occuper du bassin à poissons et à grenouilles; de débroussailler de-ci, de-là dans le jardin. J’ai aussi l’occasion d’aller voir le cheval de Lucie et de partager un peu de mon expérience d’éthologie avec Alexandre, qui aimerait être un peu plus à l’aise avec les chevaux.

En fin de journée, Lucie, Alexandre et moi sommes invités chez leur voisin, une famille, qui a un cœur tout aussi grand 🙂 Ils s’occupent entre autres, de leur entreprise, crée en famille, et travaillent avec des entreprises familiales d’Inde, avec principalement des matériaux issus de l’artisanat indigène.. je vous laisse découvrir leur site: Chota-India

Blanche aux Cullayes, en route 37

Le lendemain matin, Blanche et moi reprenons la route. Un grand Merci encore à Lucie et Alexandre pour leur accueil 🙂

Fleurs

En chemin, nous nous arrêtons dans la forêt, pour une bonne pause 🙂 J’en profite pour étendre au soleil, le linge lavé, mais pas encore sec.

En route 38

Maintenant c’est l’heure de la sieste pour les deux, sous l’abri accueillant des arbres 🙂

En route 40

La suite de notre chemin nous amène jusqu’à Froideville, où nous faisons la connaissance de la famille Jaccard, qui nous fait un super accueil dans leur ferme familiale 🙂 Blanche est chouchoutée, puisqu’on lui installe un enclos privé à l’aide de grosses balles de pailles, afin qu’elle puisse dormir paisiblement dans l’étable, à côté des veaux, génisses et vaches laitières 🙂 Merci de tout cœur du temps et de l’énergie pris pour installer tout cela pour Blanche !!!

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Moi, je passerai la soirée et nuit dans la maison de la famille Jaccard, qui m’offre un bon repas et un confortable lit pour dormir. Nous échangeons sur nos vies respectives et j’ai de la chance de pouvoir bénéficier des beaux récits et photos de voyage d’Auriane au Bhoutan. Elle me parle des traditions là-bas et me montre comment les femmes attachent élégamment leur magnifique robe de tous les jours, qui se compose d’un beau et grand tissu de forme rectangulaire, leur permettant d’accomplir les travaux des champs et du foyer, en toute liberté de mouvements! Si cela vous intéresse, j’ai trouvé ce lien pour apprécier tout cela: textile du Bhoutan 🙂

Le lendemain, avant de reprendre la route avec Blanche, je me propose de m’occuper de la taille de la haie dans leur jardin, pour leur témoigner ma reconnaissance pour leur chaleureux accueil 🙂 Merci pour tout! 🙂

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Nous continuons de marcher sur les chemins de campagne et traversons de beaux paysages. Lorsque Blanche et moi, nous nous arrêtons pour la pause déjeuner et sieste, sur une petite place de pique-nique dans la forêt, je dois avouer que j’ai un petit coup de blues en pensant au nombre de km qu’il nous reste encore à parcourir.. est-ce que je serai capable de faire tout ce voyage, ainsi, constamment dans l’inconnu?

Comme un signe ou une réponse venue de l’Univers, Blanche hennit pour dire bonjour à un petit cortège de poneys, mené par Aurélie, qui passe par là pour le plus grand bonheur des quelques enfants sur le dos des petits équidés 🙂

Aurélie s’arrête curieuse de nous rencontrer et connaître notre démarche. Elle me dit qu’elle a plusieurs cartes de chemins agréables à emprunter avec le cheval, dans la Bourgogne, où elle a déjà fait du trek avec ses chevaux, et propose de me les offrir si je voulais bien passer à son écurie avec elle 🙂 Nous voilà donc reparties, Blanche et moi, toute motivée, suivant à la file indienne, les petits poneys d’Aurélie, jusqu’à chez eux..au prochain village.

Aurélie m’offre plusieurs de ses cartes, un porte-carte, ainsi qu’une boussole. Toute contente, je lui propose une paire de chaussures qu’on m’a donnée en route, à « troquer », car trop petite pour moi et sans utilité pour son ancien propriétaire; ouf, elles lui vont bien 🙂

Aurélie me raconte tout ce qu’elle fait avec ses chevaux et poneys: voir « Les Poneys des Hautes Herbes« . Merci à toi, chère Ange du chemin 🙂

Blanche et moi continuons notre chemin, tout content de ce bel échange, et arrivons à Bettens, chez les Reymond, qui nous accueillent chaleureusement, dans leur ferme avec vaches laitières. Blanche est installée dans l’étable des vaches, dans un spacieux « box » propre, qui sert d’habitude à la mise bas des vaches. Celles-ci sont curieuses de voir la nouvelle arrivante 🙂 et la cohabitation se passe bien. Quant à moi, je suis toute contente de dormir au-dessus de Blanche et de ses nouvelles amies vaches, dans la grange à paille/foin 🙂

Après une bonne nuit de repos,  je partage un beau moment avec la famille Reymond, qui m’invite chez eux pour le petit-déjeuner.

C’est l’heure de partir et je remercie de tout cœur la famille Reymond pour leur bel hospitalité 🙂

Et Blanche aussi par un grand hennissement 🙂

En route 44

Nous voilà prêtes toutes les deux, pour de nouvelles rencontres et découvertes 🙂

Blanche et Stéphanie en route 45

Suite du récit de notre pèlerinage: ici

 

 

Façon de concevoir la vérité

Citation de Don José Ruiz:

« Qu’est-ce que la vérité? C’est la force qui anime la vie, l’amour, la lumière et la beauté – la force qui ouvre et referme chaque fleur, qui change les couleurs des feuilles sur les arbres. Elle vit dans chaque être. La vérité est, sans aucune explication. Un mensonge mènera à la peur, à des limitations, au conflit, au drame. Pourquoi croire au mensonge? La vérité est ce qui est réel. »

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Pour garder notre âme d’enfant: Comment devenir un chevalier des temps modernes

Présence

Bonjour,

J’espère que vous allez bien et que vous profitez bien des derniers jours les plus courts de l’année pour vous reposer et vous recentrer, avant de repartir dans la nouvelle énergie de l’hiver.

Aujourd’hui, j’aimerais remercier particulièrement Virginie pour son magnifique calendrier de l’Avent, avec ses textes qui m’amènent des belles réflexions.

Marie, Autun

Voici l’un des textes de son calendrier, qui, personnellement, me parle, par sa façon d’aborder le sujet, et que j’aimerais partager avec vous:

« Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question: Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe?

Un étudiant a bravement répondu: Oui, il l’a fait!

Le professeur a dit: Dieu a tout crée?

« Oui, Monsieur », a répliqué l’étudiant.

Le professeur a répondu: Si Dieu a tout crée, Il a donc aussi créé le mal, puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux, qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais.

L’étudiant était silencieux devant une telle réponse.

Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu’il avait prouvé encore une fois, que la foi Chrétienne était un mythe.

Un autre étudiant a levé la main et a dit: Puis-je vous poser une question, professeur?

« Bien sûr », a répondu le professeur.

L’étudiant a répliqué: Professeur, le froid existe-t-il?

« Quel genre de question est-ce cela? Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid? », a répliqué le professeur.

Le jeune homme a répondu: En fait, Monsieur, le froid n’existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l’absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l’énergie. Le zéro Absolu (-460°F) est l’absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le froid n’existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur.

L’étudiant a continué: Professeur, l’obscurité existe-t-elle?

Le professeur a répondu: Bien sûr qu’elle existe!

L’étudiant a répondu: Vous avez encore tort, Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus. L’obscurité est en réalité l’absence de lumière. Nous pouvons étudier la lumière, mais pas l’obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer. Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N’est-ce pas vrai? L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière.

Finalement le jeune homme a demandé au professeur: Monsieur, le mal existe-t-il?

Maintenant incertain, le professeur a répondu: Bien sûr, comme je l’ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme. C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal!

L’étudiant a répondu: Le mal n’existe pas, Monsieur, ou du moins, il n’existe pas de lui-même. Le mal est simplement l’absence de Dieu. Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu. Dieu n’a pas créé le mal. Le mal n’est pas comme la foi ou l’amour, qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son cœur. Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur, ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune lumière.

Le professeur s’est assis.

Le nom du jeune homme était: Albert Einstein « 

Joubarbes

De la Vie…

Bonjour 🙂

Aujourd’hui, j’aimerais remercier Pierre de m’avoir fait découvrir un très beau lien, que j’aimerais partager, à mon tour, avec vous.

C’est le lien d’un monsieur qui parle avec beaucoup de sincérité de cœur, de son expérience de vie.

Il s’appelle Alexandre Jollien et se présente tel quel, en première page d’un de ses livres, « Petit traité de l’abandon, Pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose »:

« Je suis né avec une infirmité motrice cérébrale. Je le dis tout de suite afin d’évacuer cette question d’emblé et de passer à autre chose. Une des grandes blessures de ma vie, c’est d’être réduit, fixé à cette image qui me colle à la peau, car dès que l’on me voit, vient le mot « handicapé ». »

Voici le lien dont je vous parlais:

« Maître Eckhart, ou le détachement »

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Le jour où je me suis aimée pour de vrai :-)

Bonjour à Tous,

J’espère que vous allez bien.

Voici un petit poème de Kim et Alison Mcmillen, publié en 2001, et qui me parle beaucoup:

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« Le jour où je me suis aimée pour de vrai »

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre. »

 

Le Jardin d’Elsee

Bonjour à Tous,

Depuis mon arrivée en Bourgogne, Blanche et moi, continuons à faire de merveilleuses rencontres 🙂

Nous avons transhumé un petit bout de chemin plus loin pour rester aider quelque temps, Kristelle, qui fait, et a, plusieurs magnifiques projets, dont un en particulier: une fermette de partages, crée sur la base de son univers féérique d’enfance! Je lui laisse la parole pour vous se présenter: JardinElseeColibris

Sinon, voilà ce que cela donne « en action » 😉 sur le terrain:

Jardin d’Elsee: enclos provisoire des lapins et rongeurs

 

Jardin d’Elsee: « Coin » rangement d’outils

 

Jardin d’Elsee: récupérateur d’eau de pluie

 

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Jardin d’Elsee: Box

 

Jardin d’Elsee: Enclos des chèvres, mouton, âne, poney
Jardin d’Elsee: enclos des chèvres, mouton, âne, poney..avec futur thème « Western »

 

Jardin d’Elsee: Futur enclos des rongeurs, avec petit étang, demi-cercle de gradins en terre, potager « en trou de serrure », petite scène pour spectacles et contes divers
Jardin d’Elsee: futur place avec gradin de terre, petite scène, petit étang, et 4 enclos « féérique » pour rongeurs
Jardin d’Elsee: futur enclos des rongeurs, avec petite scène, gradin en terre, petit étang, potager « en trou de serrure »

 

Jardin d’Elsee: divers fleurs, arbustes, fruitiers, et plantes grimpantes le long de la pergola

 

Jardin d’Elsee: 2ème enclos des chèvres, mouton, âne, poney

 

Jardin d’Elsee: Grand étang, avec pont amenant à la futur grande volière
Jardin d’Elsee: Pont sur l’étang entre la pergola et l’espace de la futur grande volière

 

Jardin d’Elsee: futur enclos à rongeurs

 

Jardin d’Elsee: vue générale de la pergola

 

Jardin d’Elsee: yourte pour les divers ateliers et spectacles

 

Jardin d’Elsee: intérieur de la yourte..à aménager

 

Jardin d’Elsee: vue depuis la yourte

 

Jardin d’Elsee: Grand étang

 

Jardin d’Elsee: Pergola

 

Jardin d’Elsee: Enclos à chiens, qui font des atelier/présentations en médiation animale

Et pour plus d’info sur les différents univers de Krstelle:

– declikmag.blogspot.fr

– http://lejardindelsee.blogspot.fr/

Si vous voulez aider au chantier participatif ou donner du matériel pour les réalisations extéreures et intéreurs (peintures pour fresques murales, pinceaux divers, objets de déco pour les différents thèmes, etc..), n’hésitez pas à contacter Kristelle, ou moi qui ferai le lien 😉

Toute belle journée à vous

Et que nos rêves se réalisent par nos petites actions de chaque jour 🙂